Avril 2007
- 9 Avril 2007 à 15h24
- De plus en plus, je ne me sens pas à ma place dans cette vie. L'envie de changer de vie, de façon assez radicale, me fait envie.
Assez de cette vie que je mène, du petit train-train quotidien et de cette putain de routine. Je m'ennuie. Je trouve la vie sans goût, sans attrait. les week-ends sont une chance pour se reposer et pour faire des choses que l'on n'a pas le temps de faire en semaine, certes. Mais ils me semblent de plus en plus pénibles. Parce que je ne le vois pas. Parce que nous sommes loin l'un de l'autre. Il me manque de plus en plus. Mon âme soeur. Celui avec qui je peux être (...)
- 11 Avril 2007 à 21h04
- Te parler de cet enfant qui grandit en moi… c'est ce que tu m'as demandé dans un de tes derniers mails.
Tu étais là lorsque je l'ai su. Alors que je n'osais plus y croire, que quelque chose en moi me disait que j'allais tomber à genoux sous le poids d'un nouvel échec… Je t'avais demandé de m'accorder une demi-journée de ton temps pour "me tenir la main", parce que j'avais peur des dégâts qu'une mauvaise nouvelle de plus aurait eu sur moi. Tu étais la seule personne avec qui j'avais envie d'être pour attendre la nouvelle. Parce que je savais que toi mieux que personne me comprenais, parce (...)
- 16 Avril 2007 à 10h01
- Partir ou rester ?
Petit bonheur étouffé ou grand bonheur à pleins poumons ?
C'est le combat du coeur contre la raison.
Le soleil contre le mur.
Lequel va gagner ?
Le mur est logiquement plus solide, mais le soleil a une arme redoutable : la chaleur. De jour en jour cette chaleur grandit, s'amplifie... pour l'instant elle a déjà réussi à fragiliser ce mur, il s'effrite. Il est toujours là, debout, bien droit... mais il a pris un coup. Coup de vieux. Coup de chaud. Coup dur ?
Si le soleil gagne, le mur tombera pour laisser place à sa lumière éblouissante, (...)
- 16 Avril 2007 à 11h02
- Tout a commencé il y a un peu moins de 5 ans. Je décide d'arrêter la pilule pour faire un enfant. Très motivée, j'achète des magasines qui parlent de grossesse pour savoir à quoi je dois m'attendre. Je ne change rien à nos habitudes car je suis quelqu'un de très câlin, mais c'est vrai que je veille à faire en sorte que nous ayions des rapports aux moments plus favorables. Hélas les mois passent avec à chaque fois l'apparition de mes règles, preuve irréfutable que cela n'a pas marché.
Après 3 ou 4 cycles relativement normaux, je me rends compte que j'ai du retard... de plus en plus de (...)
- 16 Avril 2007 à 11h12
- Après un break de quelques mois, je décide de prendre contact avec ZE spécialiste de la région. Je prends rendez-vous et lui explique mon cas. Il me confirme le diagnostic de mon gyné, à savoir que mes ovaires sont bel et bien paresseux. Mais il m'affirme que rien n'est impossible, mon cas n'est pas désespéré. Il connaît bien mon gyné, il va reprendre le dossier et nous allons travailler ensemble pendant près d'un an...
C'est reparti pour les injections, quotidiennes cette fois et je reçois un kit pour les faire moi-même. Quelle horreur, moi qui déteste les aiguilles je suis servie. Au (...)
- 16 Avril 2007 à 11h49
- A nouveau seule dans la salle d'attente, et je pars travailler après. Mais c'est le même topo, mes règles reviennent et mes espoirs s'envolent, ça fait toujours aussi mal...
Ces deux échecs consécutifs sont des coups de poignards dans mon ventre. Je décide de faire un nouveau break.
Dans la famille et la belle-famille, il y a des naissances. C'est réjouissant, je n'éprouve aucun jalousie mais c'est vrai que je les envie un peu. Et puis il y a toujours les mêmes questions qui reviennent "Et vous, c'est pour quand ??" et toujours la même réponse que l'on fait en se forçant à sourire, (...)
- 16 Avril 2007 à 13h44
- Grand break effectivement car beaucoup de soucis.
Ma marraine. Celle que j'ai aimé pendant des années, celle que j'ai tant admiré, celle qui était un peu mon modèle, celle en qui nous avions tous une confiance aveugle. Nous découvrons son vrai visage. Une vraie mégère sans coeur, qui prêche les belles paroles alors que derrière elle tout n'est que vice et méchanceté. Pourrie jusqu'à l'os.
Elle avait proposé, après le décès de bon-papa, de venir habiter avec bonne-maman pour ne pas qu'elle reste seule. Nous pensions qu'elle s'occupait bien d'elle. Mais nous nous sommes rendus compte, bien (...)
- 16 Avril 2007 à 14h04
- N'ayant plus d'embryons congelés en stock, il faut reprendre tout à zéro. Je reprends contact avec le gyné, on se fixe un nouveau rendez-vous. Le feedback entre le spécialiste et lui n'étaient pas des meilleurs. Il propose de changer de spécialiste et d'hopital. Direction Liège. C'est plus loin. Mais les contôles réguliers pourraient se faire chez lui et non pas là-bas. OK, proposition approuvée, on se lance.
Qui dit nouveau spécialiste dit transfert de dossier et... nouveaux examens complets pour revoir le diagnostic.
Il m'a fallu des mois et des mois de patience pour obtenir un (...)
- 16 Avril 2007 à 14h18
- Le temps passe, mon "projet" en est toujours au même point et... je vois la barre des 30 ans qui va m'arriver en pleine poire ! Ce n'est pas que je me sens devenir vieille, ça non. Mais 30 ans, c'est un cap. On rentre dans le monde des vrais adultes, le monde un peu plus sérieux. Trente ans. Alors que mes copines du même âge ont déjà au moins deux gosses, moi j'en suis toujours au même point. Niveau sentimental... lorsque je regarde derrière moi, ma vie, je la trouve sans éclats, ennuyeuse, banale. Pas de vrais excellents souvenirs. Plus de mauvais que de bons à vrai dire. Je fais avec (...)
- 16 Avril 2007 à 14h43
- Arrivée le matin dans cet hosto que je n'aime décidément pas. Toutes les fois où je m'y suis rendue pour des visites et examens en tout genre - toujours accompagné de moi-même, c'est à dire seule puisque monsieur travaille... comme si moi je ne travaillais pas... enfin soit - je le trouvais laid, sale, malodorant, froid...
Arrivée là-bas, je n'arrête pas de déconner, de lâcher des feintes à deux balles pour faire rire l'assemblée, pour détendre l'atmosphère. Je ne suis pas vraiment stressée car je suis déjà passée par là, même si c'était dans un autre endroit. Jusqu'au moment de rentrer (...)
- 16 Avril 2007 à 15h03
- Quelques jours plus tard, implantation de deux embryons frais. J'ai donc une chance supplémentaire, celle que l'un des deux prenne vie.
Hélas, quelques jours plus tard, je me rends à l'évidence : il s'agit d'un nouvel échec. Je souffre à nouveau mais mes amis, ces deux collègues, me réconfortent et me soutiennent. Je me sens soutenue comme jamais. Mon mari lui, n'y croit plus, il veut abandonner mais je sais que quelque part, il ne voulait plus de cette deuxième ponction. Mais je ne baisse pas les bras aussi facilement, je suis une battante, je veux encore y croire.
Comme mon anniv' (...)
- 16 Avril 2007 à 15h23
- Début septembre. Deuxième implantation de deux embryons (congelés), mais c'est la quatrième en tout. Il me faut attendre le verdict pendant deux semaines.
Nous voilà arrivés à Liège, en voiture. J'ai pris un jour de circonstance, sous certificat de l'hopital. Je m'apprête à sortir de la voiture. Il ne vient pas avec moi. "Oh , vas-y, moi je n'aime pas les hopitaux, et puis attendre là comme un idiot, tu sais que je n'aime pas ça"... comme si moi j'y allais juste pour le plaisir... j'ai bien essayé d'insister mais monsieur n'a pas voulu bouger. Je lui ai dit que j'aurais aimé qu'il soit là (...)
- 21 Avril 2007 à 19h37
- J'ai annoncé la bonne nouvelle à mon mari, il est heureux et cela me réjouit. Nous gardons le secret bien au chaud quelques semaines encore avant de l'annoncer à nos parents et à la famille proche.
Pour l'annoncer à nos parents, nous les invitons à dîner à la maison un dimanche. Je leur montre des photos des animaux, de ma filleule et parmi ces photos, j'ai glissé la première échographie. Mes parents sont fous de joie lorsqu'ils comprennent qu'ils vont être grand-parents. Je vois mon père sécher discrètement les larmes qui coulent de ses yeux. Il me serre dans ses bras dans l'euphorie du (...)
- 21 Avril 2007 à 20h01
- Quel horrible week-end j'ai passé ce week-end là ! A me demander comment il allait, à me poser un tas de questions.
Seule à la maison, je lui envoie un SMS marrant en espérant pouvoir détecter son état d'esprit en fonction de sa réponse. Celui que je reçois ne me réjouis guère. Il me téléphone. J'entends à sa voix qu'il est vraiment "down", qu'effectivement quelque chose a changé entre nous. Nous parlons de la veille. Il me dit qu'il a tout foiré. Qu'il a donné un coup de canif dans notre contrat d'amitié. Il m'avoue sa flamme. Il me dit qu'il m'aime et moi, je suis là derrière mon (...)
